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jeudi 13 août 2009

Doppler (ou l'irrémédiable négligence orthographique)

Le livre c'est Doppler, écrit par Erlend Loe, qui est Norvégien.

L'histoire. C'est un homme qui jusque-là vivait parfaitement en conformité avec notre société de consommation, qui suite à une chute en vélo décide d'aller habiter tout seul dans la forêt. Là il construira notamment une relation amicale avec un jeune élan, mais je ne voudrais pas en dire trop...

Ce que j'ai aimé. C'est une critique très juste de la société, qui se cache sous des airs loufoques. De l'humour teinté de réflexion. Les romans que j'apprécie sont souvent ceux dans lesquels il n'y a pas de dialogues car on est dans la tête d'un narrateur qui imprime fortement sa personnalité et sa vision du monde, et ceux qui usent d'allégorie : ici il y a les deux à la fois.

Des exemples. La fille adolescente du narrateur qui est fan extrême de Tolkien et qui parle à son père en elfique, un homme qui meuble son salon avec une scène de guerre en miniature, toute l'humanité que le narrateur place dans sa relation avec l'élan, l'apologie du troc, les chansons des émissions enfantines qui harcèlent la mémoire du narrateur, son (ancienne) réflexion incessante sur quels carreaux installer dans la salle de bains, et cette phrase : « Allumer la télévision équivaut pour moi à consulter un ouvrage de référence qui m'expliquerait pourquoi je n'aime pas les gens ».

Des reproches. Il y a quelques passages trop vulgaires à mon goût, et d'autres qui présentent le narrateur comme carrément pris de folie ce qui décrédibilise sa réflexion sur la société. Et surtout, sans y faire particulièrement attention j'ai vu PLUSIEURS fautes d'orthographe et/ou de frappe. Dont certaines qui seraient soulignées de rouge par n'importe quel logiciel de traitement de texte. Comme si la relecture n'avait pas été faite sérieusement. On dirait que la qualité d'écriture des livres n'est plus ce qu'elle était, et j'envisage d'ailleurs d'écrire à l'éditeur pour me plaindre.

Digression. Quand j'avais douze ans, que j'aimais déjà beaucoup lire et que j'étais la meilleure en orthographe de tout mon département (si si, j'ai un diplôme des Dicos d'Or qui le certifie :) ), j'avais pensé devenir plus tard correcteur de textes. A l'âge où les autres voulaient devenir coiffeuse ou vétérinaire pour chevaux, ça paraissait un peu étrange. Et puis les ordinateurs sont arrivés, et on a dit qu'ils corrigeaient les textes bien mieux et bien plus vite que les humains. [Marrant de penser que finalement je suis partie travailler dans le domaine de l'informatique.] Sauf qu'il y a quinze ans, quand les humains corrigeaient, on ne trouvait presque jamais de fautes d'orthographes dans les publications sérieuses, et quand il y en avait c'était sur des mots ou des conjugaisons compliqués. Aujourd'hui dans un magazine scientifique reconnu on trouve écrit « la voix lactée » (l'article parlait pourtant effectivement de galaxies). Hélas je doute que les ordinateurs ne soient pas capables de corriger des textes, plus vraisemblablement c'est que le monde accorde de moins en moins d'importance à la qualité des textes. Et je n'ose imaginer à quel point la situation va encore se dégrader avec l'arrivée sur le marché du travail de la génération jsé pa ékrir en franC...

mercredi 12 août 2009

<<Titre mystère>>

Au mois d'août on peut parcourir des rues commerçantes entières sans voir un seul magasin ouvert. On se résoudrait presque à faire comme tout le monde, aller s'entasser parmi le troupeau de moutons sur la plage, juste parce qu'au moins là-bas les magasins sont ouverts. Ici on mourrait de faim s'il ne restait pas les supermarchés remplis de produits délicieux et locaux *soupir*.

Notez que moi je me mets en action quand tout le monde s'arrête, en août je ranime mon blog. Un effet de mon esprit de contradiction, sans doute.

Bref. J'ai découvert le début de la période morte suite à un long trajet pour me rendre dans un magasin. Arrivée sur place je trouvai porte close et panonceau « de retour le 24 août ». Le trajet du retour longeait une librairie, déçue de m'être déplacée pour rien j'y suis entrée.

Il y en a pour qui c'est les habits, d'autres les produits de beauté, d'autres les appareils technologiques. Pour moi c'est les livres : j'ai beaucoup de mal à ressortir d'une librairie les mains vides. Je visualise pourtant bien cette pile haute comme ça de livres à lire qui m'attend chez moi, mais ça ne suffit pas à me dissuader.

Je m'étais raisonnée en choisissant de craquer pour un livre peu épais et facile à lire (un roman en français étant autrement plus vite lu qu'un roman en anglais ou qu'un essai). Ce fut une sage résolution puisqu'une semaine après j'ai déjà terminé le livre, à la faveur d'un trajet en train. Les gens qui partageaient le compartiment avec moi m'ont vue sourire largement. Et à plusieurs reprises. Pourtant il en faut beaucoup pour qu'un livre me fasse cet effet-là.

Ce livre, c'est : ... (la suite demain) (ou après-demain)

dimanche 25 mars 2007

Déneiger le ciel, André Bucher

J'ai beaucoup aimé le roman Déneiger le ciel, d'André Bucher.

Un homme qui décide d'aller à la rencontre d'un ami qui n'arrive pas, par une nuit de neige. Un voyage qui est l'occasion d'évoquer des événements de la vie de ce monsieur, et de placer des descriptions un peu poétiques des paysages.

Forcément, je ne vais pas arriver à parler du livre aussi bien que la quatrième de couverture... Je vais donc citer un extrait :

« Il scruta de nouveau le ciel, ce paysage de nuages noirs qu'il devinait, plus qu'il ne les voyait, sous l'action du vent, en mouvement, nerveux et effilochés. La poudreuse partout étalée, les lignes, formes du relief devenues symétriques, comme gommées ou abstraites de la pesanteur. »

J'ai d'autant plus aimé ce livre que je l'ai lu hier, par un jour de neige qui a empiété sur le printemps dans ma Haute-Loire natale.

dimanche 18 février 2007

Le retour à la terre, tome 4

Moi qui lis rarement des BD (parce que la lecture ne dure pas assez longtemps), j'ai beaucoup aimé le tome 4 de la série Le retour à la terre, de Jean-Yves Ferri et Manu Larcenet. Je n'ai pas lu les tomes précédents. C'est la couverture qui m'a donné envie de le lire :

Le retour à la terre - Le déluge

Le héros est Manu Larssinet, un Parisien depuis toujours qui part vivre à la campagne avec sa femme. Les dessins sont jolis, l'humour est tout en finesse.

Google

Apparemment je ne suis pas la seule à apprécier, puisqu'à la bibliothèque il y a plusieurs exemplaires de chaque tome mais aucun n'est disponible. Je vous laisse, il faut que j'aille réserver le tome 1...