Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi 3 décembre 2007

Rouge tomate

Cet été j'ai mangé des tomates cerises que j'avais cultivées sur le rebord de ma fenêtre.

Tomates cerises en août

« Mais pourquoi ce billet est dans la catégorie Lombricompost ? » Parce que c'est grâce à mon expérience de lombricompost que j'ai mangé ces tomates cerises. Non, ce n'est pas que je leur ai fourni du terreau. Juste après avoir pris la décision d'arrêter mon expérience, j'ai reçu un e-mail d'une dame qui se demandait où trouver des vers de fumier. Elle habitait à Lyon. Alors je lui ai carrément donné mes vers de fumier, qui sont retournés vivre dehors, du côté de Gerland... Et en échange elle m'a donné deux petits pieds de tomates cerises.

A leur arrivée ils ne mesuraient que quelques centimètres, et je ne pensais pas qu'il soit possible de les faire grandir dans une jardinière sur le rebord de ma fenêtre. Mais une fois le printemps bien installé je les ai quand même replantés dans la jardinière, entre la ciboulette et la menthe.

Pieds de tomates cerises en mai

Ces pieds minuscules à l'origine, je les vus grandir (celui qui se portait le mieux a frôlé les 75 centimètres), s'épanouir, fleurir, puis j'ai impatiemment regardé les tomates rougir et je les ai dégustées. Et pourtant l'été n'a pas été vraiment chaud ni ensoleillé. Il se pourrait bien que je recommence mes cultures de fenêtre l'an prochain, en attendant d'avoir un jour un vrai jardin...

dimanche 15 juillet 2007

Le lombricompost serait-il à la mode ?

A voir les mots clés ayant amené des lecteurs ici pour cette première moitié du mois de juillet, on dirait que le lombricompost devient un sujet à la mode.

Mots clés juillet

Auparavant les sujets apparaissant dans les mots-clés étaient d'une grande variété, de « combien coute gateaux aux amandes » à « cecile menu edf », en passant par « tableau comparatif badge lecteur ». Il y a donc sur ces deux semaines une forte proportion de recherches sur le thème du lombricompost. Et des internautes du monde entier viennent se renseigner sur ce thème * !

Pays juillet

* Oui, je sais bien que ce sont surtout des méchants spammeurs qui font tout ce trafic international...

EDIT (05 août 2007) : Il suffit que je sois absente pendant une semaine pour que les spammeurs s'en donnent à coeur joie. C'est pas possible, ils doivent avoir un détecteur d'absence :-) Encore une fois la cible est un billet traitant de lombricompost, ce doit effectivement être un sujet à la mode...

lundi 2 avril 2007

Le lombricompost à la maison : fin de l'expérience

J'ai décidé d'arrêter de lombricomposter à la maison. Parce que la place d'un lombricomposteur n'est pas dans un appartement ; il faudrait un balcon, un mini-jardin ou bien une cave, mais je n'ai rien de tout cela. Et puis j'avais laissé trois moucherons dans mon tri d'il y a deux mois, ça y est ils se mettent à faire trop de petits. Une odeur est restée car je ne me suis pas suffisamment occupée du système (découper des journaux pour recouvrir, remuer de temps en temps), mais de toute façon j'avais craqué et mis la boîte dans un placard, histoire de ne pas devoir assumer cela devant des invités.

C'est effectivement une expérience très difficile à partager, j'ai pu en parler à quelques personnes sans rentrer dans les détails (dire qu'on fait du compost chez soi, bizarrement ça ne choque pas vraiment, mais dire que c'est des vers de terre alors là tout se complique). J'avais soigneusement choisi les gens à qui j'en ai parlé, mais peut-être doutent-ils depuis de ma bonne santé mentale :-).

En tout cas, je ne regrette pas d'avoir essayé, j'ai pu voir que c'était faisable. Une solution serait peut-être d'acheter un véritable lombricomposteur vendu par Vers La Terre, mais je doute que cela fonctionne parfaitement. [Si quelqu'un qui lit ceci a testé, le retour d'expérience m'intéresse.]

N'étant plus capable de jeter des déchets putrescibles à la poubelle, je vais donc revenir au système non viable des boîtes à glace à vider toutes les 3 semaines dans le compost des parents. Déjà avant de tenter l'expérience du lombricompost, j'avais du mal à me résoudre à jeter les déchets quand parfois mes boîtes à glace étaient toutes déjà pleines ; maintenant c'est devenu vraiment impossible, c'est peut-être aussi fort qu'une religion (mon athéisme intégral, en-dehors de cette croyance que les déchets putrescibles doivent retourner à la terre, ne me permet pas de comparer). Mais rassurez-vous, quand je suis invitée, j'arrive à rester très calme au moment de remplir la poubelle ;-).

lundi 29 janvier 2007

Lombricompost - On prend les mêmes et on recommence

Hier j'ai vidé mon bac à compost, j'ai récupéré les vers, et je recommence à zéro, avec cette fois un bac hermétique aux moucherons.

Pourquoi recommencer ? A cause des moucherons bien sûr (cf le bilan). Ces derniers temps, en observant le contenu du bac, je voyais des moucherons par milliers (ou par centaines, en tout cas...). J'avais un peu l'impression que mon lombricompost était devenu un moucherocompost, j'imaginais une cinquantaine de pauvres vers qui se battaient avec les moucherons pour avoir leur part de ces délices que je leur donnais... Ce problème de moucherons était en plus la cause des odeurs, puisque je conservais 10 jours les déchets avant de les mettre dans le bac, histoire de ne pas affronter trop souvent une invasion de moucherons dans ma salle de bains. Et puis aussi, le bac commençait à devenir lourd, j'avais du mal à le soulever, il était donc temps de l'alléger.

Le vidage/tri en détails (âmes sensibles s'abstenir) : Bien entendu je n'ai pas fait cela dans mon appartement :-). J'ai enlevé tout d'abord la moitié supérieure envahie de moucherons et dans laquelle les aliments étaient reconnaissables. Puis j'ai récupéré les vers dans la moitié inférieure, en renversant pour cela le bloc de compost sur un grand morceau de carton. Et là, surprise ! On voyait tout plein de vers (non je ne mettrai pas les photos, je ne veux choquer personne). J'ai tenté d'en ramasser un premier avec des outils, c'était la galère. Mon frère m'a alors tendu un gant, j'étais un peu réticente lors de l'attrapage des 3 suivants à la main, puis ensuite j'ai pris l'habitude. Et donc voilà, l'étage inférieur était bien du compost pas tout à fait mûr, avec des petits morceaux non identifiables. J'ai passé plus d'une heure à ramasser toutes les bestioles. J'étais vraiment impressionnée par la quantité qu'il y avait. A noter que ce ramassage a calmé mon dégoût instinctif pour ces bêtes-là, avant de commencer je ne m'imaginais vraiment pas les ramasser un par un à la main :-). Heureusement que ce sont des bêtes calmes qui craignent la lumière et s'enfoncent dans le tas pas encore trié, parce que s'ils s'enfuyaient tous en même temps, ce ne serait pas gérable.

Mathématiques et redémarrage (âmes sensibles s'abstenir) : J'ai finalement ramassé 373 grammes de vers de fumier. Avec un poids moyen de 0,6 grammes, cela en fait plus de 600. Je n'aurais jamais imaginé qu'il y en ait autant dans ma boîte... Vraisemblablement je n'en avais pas mis autant que ça au démarrage de la Version 1. Et j'ai dû me décider à ne pas tous les remettre dans la Version 2, puisqu'initialement le bac serait presque vide. J'en ai finalement remis la moitié. J'ai mis dans le bac quelques poignées de compost de la Version 1, de la paille, des épluchures que j'ai honteusement volées à mes parents, les vers, et du journal en lamelles pour recouvrir le tout.

Amélioration de la Version 2 : Je ne veux plus de moucherons... Pour cela je voulais que mon bac soit hermétiquement fermé aux moucherons, mais pas à l'air. J'ai donc repris l'idée du voile de rideau de la Version 1, mais cette fois il entoure tout le bac supérieur. Mais j'ai déjà dû sortir quelques moucherons du composteur Version 2. Je n'aurais peut-être pas dû garder quelques poignées de compost pour que les habitants ne soient pas dépaysés... En tout cas, les moucherons de l'extérieur ne pourront pas y entrer ! Autre avantage du nouveau système : les habitants ne pourront pas sortir (ah, ce mauvais souvenir de l'aventurier que j'avais retrouvé sur le sol de ma cuisine...). Et puis donc, s'il n'y a pas de moucherons je vais y mettre des déchets tous les 3-4 jours. Et je vais pouvoir gratter un peu dedans, à la fois pour aérer, et puis pour voir comment ça se passe.

Les photos : Vous ne trouvez pas qu'avec le flash ça fait penser à une décoration de mariage ?

Lombricomposteur vu de dessus Lombricomposteur vu de côté

J'en profite pour passer une annonce : j'ai environ 150 grammes de vers de fumier à donner à qui voudrait se lancer dans l'expérience...

mercredi 10 janvier 2007

Lombricompost - Bilan après 4 mois

Cela fait exactement 4 mois que je me suis lancée dans cette expérimentation (compost en appartement). Je me doute que ce bilan ne va pas intéresser grand monde, mais j'aurais été bien contente de le trouver quand je réfléchissais à la faisabilité d'un tel système :-).

Photo :

Lombricompostière

Conditions initiales : Le système est composé de deux boîtes en plastiques superposées. Le fond de la boîte supérieure est percée de quelques trous (réalisés en faisant fondre le plastique), je l'avais remplie jusqu'à mi-hauteur d'un mélange de paille, de feuilles d'arbres desséchées, de compost très mûr qui contenait les vers de terre (ou plutôt les vers de fumier). Ce mélange n'avait aucune odeur initalement, tout au plus une odeur de forêt (humus). La boîte inférieure était vide et non percée, elle est destinée à recueillir les éventuels excès d'humidité. Après avoir testé différentes localisations (cuisine ou salle de bains), j'ai choisi la salle de bains. En effet, je préfère ne pas avoir le système trop proche de la nourriture fraîche, et l'encombrement de la boîte est moins gênant dans la salle de bains.

Efficacité : Rien à redire, ça marche bien. Depuis 4 mois j'ai mis une quantité de déchets loin d'être négligeable (disons le contenu de 2 ou 3 boîtes à glace par semaine), donc étant donné que cela ne déborde pas c'est que les bestioles se sont régalées.

Odeur : Ceci est un point qui reste à améliorer, je n'ai pour l'instant pas réussi à rendre le système totalement inodore (mais une poubelle classique n'est pas totalement inodore non plus :-) ). A cause du problème des moucherons (développé plus bas) je ne peux pas gratouiller dans la boîte quotidiennement, je m'organise donc en accumulant les déchets dans mes fameuses boîtes à glace, et en vidant les boîtes à glace tous les 10 jours environ. Je pense que l'odeur provient de ce procédé, puisque lorsque je vide les boîtes à glace le contenu a une odeur, qu'il émet ensuite pendant 2 ou 3 jours (ce n'est pas une odeur répugnante, juste une odeur de nourriture un peu vieille). Ensuite le système est quasiment inodore. En procédant différemment, je suis persuadée qu'il est possible que le lombricompost soit totalement inodore. Il est vrai aussi que je n'ai pas une alimentation très carnée, en mettant tout plein de viande dans la boîte il se pourrait qu'il y ait des odeurs désagréables.

Moucherons : Voilà le principal problème que je rencontre avec mon système. J'ai eu le malheur d'être trop optimiste au début, et de penser que je n'aurai pas de bestioles indésirables, et donc de ne pas suffisamment isoler ma boîte. Je conseille à toute personne qui voudrait se lancer dans l'expérience de bien poser sur la boîte dès le début un morceau de voile de rideau (comme sur la photo). Mais il se pourrait qu'il y ait des moucherons malgré tout, ces bestioles ont un odorat très développé et peuvent venir de très loin, et puis elles ont aussi un processus de reproduction très efficace. Je suppose qu'il suffit de seulement deux moucherons pour qu'il y ait potentiellement une invasion...

Oui, on peut effectivement dans mon cas parler d'invasion. Cependant elle reste localisée à l'intérieur de la boîte, puisque celle-ci est recouverte par le voile. Mais quand je gratte dans la boîte, je vois énormément de moucherons. Bon, il y en a en permanence moins d'une dizaine dans la salle de bains, ce qui n'est aucunement gênant, vu la taille des moucherons.

Conclusion : Je suis donc assez satisfaite de ce système, même s'il y a ce problème de moucherons que je n'ai aucun espoir de voir disparaître de lui-même (peut-être que cela augmente globalement l'efficacité, il faut bien que les moucherons se nourissent eux aussi...). Je ne regrette nullement de m'être enfin lancée là-dedans, et je vais donc continuer.

Si vous avez des questions, que vous voulez plus de détails sur mon expérience, n'hésitez pas à laisser un commentaire ou à m'écrire : leblogdececile_at_free.fr , je répondrai avec plaisir.

La suite : On prend les mêmes et on recommence.

lundi 25 septembre 2006

Expérimentation

***** Attention, la lecture de ce qui suit est déconseillée à ceux qui tiennent à me voir comme entièrement saine d'esprit *****

Depuis deux ou trois ans je mets de côté mes déchets biodégradables (épluchures de légumes par exemple) pour les apporter dans le compost de mes parents. Cette démarche est pour moi très importante, je trouve dommage que des déchets qui auraient pu se dégrader rapidement et sans processus particulier aillent se faire enfouir au milieu de déchets toxiques et non dégradables, ou alors se fassent incinérer en perdant les matières qu'ils contenaient et qui auraient dû être rendues à la terre.

Mais voilà, cette solution n'est pas idéale. Elle a tendance à dégager des odeurs pas très agréables, en particulier l'été (ça reste tout de même tolérable) mais surtout ce n'est pas viable puisque ça implique de pouvoir vider les fameuses boîtes à glace régulièrement, tout en consommant du carburant. Le bilan n'est donc pas entièrement positif.

Depuis quelque temps je me suis renseignée sur une autre solution : le compost d'appartement, ou lombricompost. Cette solution consiste à - n'ayons pas peur des mots - élever des vers de terre, afin de les nourrir avec ces déchets. J'étais au départ un peu réticente (et si les vers s'enfuient ?), et puis j'ai eu envie d'expérimenter, parce que c'est potentiellement une solution formidable car utilisable sur place. Vu le peu de popularité de ce sujet j'ai eu du mal à trouver des informations. Je me suis donc lancée dans l'expérimentation, et depuis deux semaines maintenant trône chez moi une boîte contenant les bestioles. Peu de problèmes d'odeurs pour l'instant. Un petit problème de moucherons, mais rien de bien embêtant.