Au mois d'août on peut parcourir des rues commerçantes entières sans voir un seul magasin ouvert. On se résoudrait presque à faire comme tout le monde, aller s'entasser parmi le troupeau de moutons sur la plage, juste parce qu'au moins là-bas les magasins sont ouverts. Ici on mourrait de faim s'il ne restait pas les supermarchés remplis de produits délicieux et locaux *soupir*.

Notez que moi je me mets en action quand tout le monde s'arrête, en août je ranime mon blog. Un effet de mon esprit de contradiction, sans doute.

Bref. J'ai découvert le début de la période morte suite à un long trajet pour me rendre dans un magasin. Arrivée sur place je trouvai porte close et panonceau « de retour le 24 août ». Le trajet du retour longeait une librairie, déçue de m'être déplacée pour rien j'y suis entrée.

Il y en a pour qui c'est les habits, d'autres les produits de beauté, d'autres les appareils technologiques. Pour moi c'est les livres : j'ai beaucoup de mal à ressortir d'une librairie les mains vides. Je visualise pourtant bien cette pile haute comme ça de livres à lire qui m'attend chez moi, mais ça ne suffit pas à me dissuader.

Je m'étais raisonnée en choisissant de craquer pour un livre peu épais et facile à lire (un roman en français étant autrement plus vite lu qu'un roman en anglais ou qu'un essai). Ce fut une sage résolution puisqu'une semaine après j'ai déjà terminé le livre, à la faveur d'un trajet en train. Les gens qui partageaient le compartiment avec moi m'ont vue sourire largement. Et à plusieurs reprises. Pourtant il en faut beaucoup pour qu'un livre me fasse cet effet-là.

Ce livre, c'est : ... (la suite demain) (ou après-demain)