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vendredi 30 novembre 2007

Je vois tout en rose

Depuis le début de la semaine je vois tout en rose. Au début de la journée. Le soir en rentrant chez moi. Rien n'est plus pareil et je découvre les choses sous une nouvelle lumière.

Assise en face de vous, ou serrée contre vous, mon regard se pose sur votre visage et j'en découvre les moindres détails. A force ça me fait un peu mal aux yeux... Mais je sais que dès que je vais m'éloigner de vous, le monde va reprendre ses vraies couleurs.

A Lyon, pour la fête des lumières, toutes les ampoules à l'intérieur des rames de métro sont devenues roses fluo. Ca fait mal aux yeux, ça enlaidit le visage des gens en y donnant une couleur pas naturelle et en faisant trop ressortir les détails. Remettez l'éclairage blafard habituel, je ne vais pas pouvoir supporter ça jusqu'à la fin de la semaine prochaine...

(Vous y avez cru hein ? Les mots ont été soigneusement choisis pour vérifier l'effet dit La rencontre, qui prétend que les récits à caractère plus personnel attirent bien davantage de clics ;-) )

vendredi 23 novembre 2007

Le bleu délavé, est-ce bien une couleur à la mode* ?

J'adore suivre la mode vestimentaire, jeter à la poubelle mes habits à chaque fin de saison pour en racheter des nouveaux l'année d'après. Nouveaux habits avec à chaque fois des formes encore plus étranges, encore moins adaptées à la forme du corps.

La preuve ? Ce pull bleu délavé que je porte aujourd'hui, ça doit bien faire 8 ans que je m'en sers.


mode n. f. Stratagème de manipulation permettant d'augmenter les ventes en accélérant artificiellement l'obsolescence des objets par une tentative d'éviction du critère d'usure dans l'appréciation de cette obsolescence.

jeudi 15 novembre 2007

Le métro D. D comme Disneyland.

Mon lieu de travail à **vendeur-d'assurances** est loin de chez moi. Oh pas très loin en distance, une dizaine de kilomètres, mais il faut traverser Lyon pour y aller. J'ai donc choisi les transports en commun pour ce double trajet quotidien, avec deux métros puis un bus. Les conditions optimales permettent un trajet de 50 minutes, pour cela il faut entrer dans le bus exactement au moment où il va partir, mais attention quelques secondes de retard se transforment instantanément en 20 minutes d'attente du prochain bus.

Ce trajet m'a fait découvrir le métro D, automatique, pas d'humain pour le conduire. Les rames n'étant pas équipées d'une cabine conducteur, on peut se mettre à l'avant et voir défiler le tunnel devant soi. Les lampes installées le long du tunnel rendent l'expérience intéressante.

Ca descend, ça monte, ça tourne, parfois même violemment... Les mêmes sensations qu'au train de la mine à Disneyland. Dans les deux cas on roule sur des rails souterrains. La ressemblance va même au-delà : comme Disneyland il vaut mieux éviter les moments de pointe sinon il y a foule.

Le métro D, et son doux moment d'angoisse entre les stations Vieux-Lyon et Gorge-de-Loup. La distance entre ces deux stations est très supérieure aux autres distances inter-stations. Il doit bien y avoir plusieurs kilomètres. La descente vertigineuse après Vieux-Lyon laisse imaginer une grande profondeur sous terre. La ligne droite interminable, l'enchaînement infini de lumières loin devant. Certes le temps de parcours ne dure que quelques minutes, mais à l'échelle temporelle du métro* c'est long. Je suis certaine maintenant que le plan des lignes de métro affiché dans les stations n'est pas réaliste : cette distance y apparaît équivalente aux autres et n'est pas représentée comme une ligne droite.

Le métro D, et son fonctionnement automatique entouré de mystère. Toujours des questions techniques m'assaillent, je rêve de voir le poste de pilotage des métros, qu'on m'explique le système. Savoir enfin où se situe l'intelligence, si les rames sont autonomes ou si elles ne font qu'obéir.

Le métro D, D comme Demain c'est mon dernier jour avec les assurances. Lundi je retourne aux vaccins.

* (EDIT après mesure du temps) L'échelle temporelle du métro est effectivement particulière : il y a en majorité moins d'une minute entre deux stations, et à peine deux minutes entre les deux stations indiquées.

lundi 12 novembre 2007

La beauté d'une naissance

Un veau tout juste né, le poil encore humide et en désordre. Il tient à peine sur ses pattes qu'il vient de déplier pour la première fois, il est tout tremblant. Il cherche à téter. Mais ...

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jeudi 1 novembre 2007

Une envie de fauteuil

Un jour férié, n'avoir rien de prévu. Repenser à cette vieille envie de posséder un fauteuil pour pouvoir s'installer confortablement pour lire. Se souvenir que le magasin suédois à l'enseigne jaune et bleu est ouvert aujourd'hui. Regarder le temps ensoleillé dehors, en conclure naïvement que les gens sont certainement plus nombreux à aller se promener qu'à aller s'enfermer dans les magasins. Décider alors d'aller acheter un fauteuil à Ikea.

S'installer au volant de sa voiture, calculer que c'est la première fois de l'année que la voiture est utilisée pour aller faire des courses alors qu'on est en novembre, se dire qu'habiter à la ville a certains avantages. Mettre 15 minutes pour arriver à la sortie d'autoroute juste à côté du magasin. Autant de temps pour trouver l'entrée du parking. Et encore autant de temps pour trouver une place libre sur ce parking pourtant immense. Se désoler en imaginant l'ambiance suffocante qu'il doit y avoir dans le magasin.

S'asseoir dans différents fauteuils, comparer le confort et les prix. Repérer un modèle. Patienter longuement pour se renseigner auprès d'un vendeur, qui dira que ce modèle n'est pas en stock actuellement et que non dans ce magasin ce n'est pas possible de commander.

Continuer le parcours du magasin, faire tout le tour puisqu'il n'y a pas le choix qu'il faut suivre les flèches et passer par chaque rayon. Avec tout ce monde qui avance dans le même sens pas question de se rendre compte qu'on veut retourner voir un rayon où on est déjà passé. S'énerver à ne pas pouvoir marcher à son allure. Réfléchir qu'après tout on préfère être avec autant de monde dans le métro, qu'on supporte mieux la foule quand on est immobile que quand on veut avancer.

Au fil des rayons de ce grand temple de la consommation de masse choisir quelques objets plus ou moins nécessaires. Arriver enfin aux caisses et se décourager en prenant place derrière l'une des files d'attente d'une vingtaine de personnes.

S'installer de nouveau au volant de sa voiture et mettre beaucoup de temps pour rentrer parce qu'il y a des embouteillages partout. Stationner sa voiture juste au pied de l'immeuble alors que c'est bien rare qu'il y ait de la place aussi près. Se dire ironiquement si on avait pu acheter un fauteuil on aurait facilement pu le ramener jusqu'à la maison.

Conclure que non vraiment les jours fériés il ne faut pas aller dans les magasins, qu'il vaut mieux aller se promener. Mais ça on le savait déjà. Et puis ce n'est pas seulement valable pour les jours fériés...