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lundi 29 janvier 2007

Lombricompost - On prend les mêmes et on recommence

Hier j'ai vidé mon bac à compost, j'ai récupéré les vers, et je recommence à zéro, avec cette fois un bac hermétique aux moucherons.

Pourquoi recommencer ? A cause des moucherons bien sûr (cf le bilan). Ces derniers temps, en observant le contenu du bac, je voyais des moucherons par milliers (ou par centaines, en tout cas...). J'avais un peu l'impression que mon lombricompost était devenu un moucherocompost, j'imaginais une cinquantaine de pauvres vers qui se battaient avec les moucherons pour avoir leur part de ces délices que je leur donnais... Ce problème de moucherons était en plus la cause des odeurs, puisque je conservais 10 jours les déchets avant de les mettre dans le bac, histoire de ne pas affronter trop souvent une invasion de moucherons dans ma salle de bains. Et puis aussi, le bac commençait à devenir lourd, j'avais du mal à le soulever, il était donc temps de l'alléger.

Le vidage/tri en détails (âmes sensibles s'abstenir) : Bien entendu je n'ai pas fait cela dans mon appartement :-). J'ai enlevé tout d'abord la moitié supérieure envahie de moucherons et dans laquelle les aliments étaient reconnaissables. Puis j'ai récupéré les vers dans la moitié inférieure, en renversant pour cela le bloc de compost sur un grand morceau de carton. Et là, surprise ! On voyait tout plein de vers (non je ne mettrai pas les photos, je ne veux choquer personne). J'ai tenté d'en ramasser un premier avec des outils, c'était la galère. Mon frère m'a alors tendu un gant, j'étais un peu réticente lors de l'attrapage des 3 suivants à la main, puis ensuite j'ai pris l'habitude. Et donc voilà, l'étage inférieur était bien du compost pas tout à fait mûr, avec des petits morceaux non identifiables. J'ai passé plus d'une heure à ramasser toutes les bestioles. J'étais vraiment impressionnée par la quantité qu'il y avait. A noter que ce ramassage a calmé mon dégoût instinctif pour ces bêtes-là, avant de commencer je ne m'imaginais vraiment pas les ramasser un par un à la main :-). Heureusement que ce sont des bêtes calmes qui craignent la lumière et s'enfoncent dans le tas pas encore trié, parce que s'ils s'enfuyaient tous en même temps, ce ne serait pas gérable.

Mathématiques et redémarrage (âmes sensibles s'abstenir) : J'ai finalement ramassé 373 grammes de vers de fumier. Avec un poids moyen de 0,6 grammes, cela en fait plus de 600. Je n'aurais jamais imaginé qu'il y en ait autant dans ma boîte... Vraisemblablement je n'en avais pas mis autant que ça au démarrage de la Version 1. Et j'ai dû me décider à ne pas tous les remettre dans la Version 2, puisqu'initialement le bac serait presque vide. J'en ai finalement remis la moitié. J'ai mis dans le bac quelques poignées de compost de la Version 1, de la paille, des épluchures que j'ai honteusement volées à mes parents, les vers, et du journal en lamelles pour recouvrir le tout.

Amélioration de la Version 2 : Je ne veux plus de moucherons... Pour cela je voulais que mon bac soit hermétiquement fermé aux moucherons, mais pas à l'air. J'ai donc repris l'idée du voile de rideau de la Version 1, mais cette fois il entoure tout le bac supérieur. Mais j'ai déjà dû sortir quelques moucherons du composteur Version 2. Je n'aurais peut-être pas dû garder quelques poignées de compost pour que les habitants ne soient pas dépaysés... En tout cas, les moucherons de l'extérieur ne pourront pas y entrer ! Autre avantage du nouveau système : les habitants ne pourront pas sortir (ah, ce mauvais souvenir de l'aventurier que j'avais retrouvé sur le sol de ma cuisine...). Et puis donc, s'il n'y a pas de moucherons je vais y mettre des déchets tous les 3-4 jours. Et je vais pouvoir gratter un peu dedans, à la fois pour aérer, et puis pour voir comment ça se passe.

Les photos : Vous ne trouvez pas qu'avec le flash ça fait penser à une décoration de mariage ?

Lombricomposteur vu de dessus Lombricomposteur vu de côté

J'en profite pour passer une annonce : j'ai environ 150 grammes de vers de fumier à donner à qui voudrait se lancer dans l'expérience...

mercredi 24 janvier 2007

La recherche du prix bas au détriment de la qualité/durabilité

Etudions ensemble une publicité que j'ai trouvée ce soir dans ma boîte aux lettres. Il s'agit d'une publicité très banale pour un opérateur de téléphonie mobile. On y trouve un tableau comparatif rempli de chiffres qui prouve que c'est moins cher chez lui que chez les concurrents. Les petites lignes en-dessous, très peu lisibles en noir sur un fond rouge foncé, nous apprennent que si les autres sont légèrement plus chers c'est qu'il y a plus de services inclus. Mais surtout ce qui attire l'attention, c'est le stylo qui est offert avec la publicité : stylo constitué de très peu de plastique, finitions pleines de défauts, et pas moyen d'écrire avec, car au contact du papier la mine rentre immédiatement dans le corps du stylo.

Nous retrouvons donc l'argument de vente prix bas tout à fait conforme à ce qui se fait actuellement en matière de message publicitaire. Je n'ai pu m'empêcher de penser que ce stylo (qui est offert mais ne fonctionne pas) devait refléter la qualité du service de l'opérateur en question (pas cher mais ça fonctionne pas bien ?), et donc je n'aurais pas eu envie de m'abonner à cette offre...

En effet je désapprouve cette recherche du prix bas au détriment de la qualité/durabilité qui est à la mode en ce moment, je m'orienterais plutôt vers la recherche de la qualité/durabilité quel qu'en soit le prix. Et en plus, bien souvent la qualité revient moins cher à long terme que le bas prix.

Prenons un exemple chiffré : les piles. Monsieur Le-prix-avant-tout a logiquement choisi des piles-gaspillage à 8 euros les 4 plutôt que des piles rechargeables à 15 euros. Mais raisonnons à moyen terme : avec un chargeur de piles à 40 euros (modèle de compétition rechargeant tous les types de pile), et un lot de piles à 15 euros, en considérant une petite dizaine d'utilisations notre monsieur Le-prix-avant-tout a fait le mauvais choix en terme de prix [et en plus il a produit plein de déchets].

Je ne comprends donc pas cet élan actuel vers le discount. Est-il créé de toutes pièces par la publicité ? Est-ce que vraiment les consommateurs compulsifs ne sont pas capables de réfléchir au-delà du court terme ?

mercredi 10 janvier 2007

Lombricompost - Bilan après 4 mois

Cela fait exactement 4 mois que je me suis lancée dans cette expérimentation (compost en appartement). Je me doute que ce bilan ne va pas intéresser grand monde, mais j'aurais été bien contente de le trouver quand je réfléchissais à la faisabilité d'un tel système :-).

Photo :

Lombricompostière

Conditions initiales : Le système est composé de deux boîtes en plastiques superposées. Le fond de la boîte supérieure est percée de quelques trous (réalisés en faisant fondre le plastique), je l'avais remplie jusqu'à mi-hauteur d'un mélange de paille, de feuilles d'arbres desséchées, de compost très mûr qui contenait les vers de terre (ou plutôt les vers de fumier). Ce mélange n'avait aucune odeur initalement, tout au plus une odeur de forêt (humus). La boîte inférieure était vide et non percée, elle est destinée à recueillir les éventuels excès d'humidité. Après avoir testé différentes localisations (cuisine ou salle de bains), j'ai choisi la salle de bains. En effet, je préfère ne pas avoir le système trop proche de la nourriture fraîche, et l'encombrement de la boîte est moins gênant dans la salle de bains.

Efficacité : Rien à redire, ça marche bien. Depuis 4 mois j'ai mis une quantité de déchets loin d'être négligeable (disons le contenu de 2 ou 3 boîtes à glace par semaine), donc étant donné que cela ne déborde pas c'est que les bestioles se sont régalées.

Odeur : Ceci est un point qui reste à améliorer, je n'ai pour l'instant pas réussi à rendre le système totalement inodore (mais une poubelle classique n'est pas totalement inodore non plus :-) ). A cause du problème des moucherons (développé plus bas) je ne peux pas gratouiller dans la boîte quotidiennement, je m'organise donc en accumulant les déchets dans mes fameuses boîtes à glace, et en vidant les boîtes à glace tous les 10 jours environ. Je pense que l'odeur provient de ce procédé, puisque lorsque je vide les boîtes à glace le contenu a une odeur, qu'il émet ensuite pendant 2 ou 3 jours (ce n'est pas une odeur répugnante, juste une odeur de nourriture un peu vieille). Ensuite le système est quasiment inodore. En procédant différemment, je suis persuadée qu'il est possible que le lombricompost soit totalement inodore. Il est vrai aussi que je n'ai pas une alimentation très carnée, en mettant tout plein de viande dans la boîte il se pourrait qu'il y ait des odeurs désagréables.

Moucherons : Voilà le principal problème que je rencontre avec mon système. J'ai eu le malheur d'être trop optimiste au début, et de penser que je n'aurai pas de bestioles indésirables, et donc de ne pas suffisamment isoler ma boîte. Je conseille à toute personne qui voudrait se lancer dans l'expérience de bien poser sur la boîte dès le début un morceau de voile de rideau (comme sur la photo). Mais il se pourrait qu'il y ait des moucherons malgré tout, ces bestioles ont un odorat très développé et peuvent venir de très loin, et puis elles ont aussi un processus de reproduction très efficace. Je suppose qu'il suffit de seulement deux moucherons pour qu'il y ait potentiellement une invasion...

Oui, on peut effectivement dans mon cas parler d'invasion. Cependant elle reste localisée à l'intérieur de la boîte, puisque celle-ci est recouverte par le voile. Mais quand je gratte dans la boîte, je vois énormément de moucherons. Bon, il y en a en permanence moins d'une dizaine dans la salle de bains, ce qui n'est aucunement gênant, vu la taille des moucherons.

Conclusion : Je suis donc assez satisfaite de ce système, même s'il y a ce problème de moucherons que je n'ai aucun espoir de voir disparaître de lui-même (peut-être que cela augmente globalement l'efficacité, il faut bien que les moucherons se nourissent eux aussi...). Je ne regrette nullement de m'être enfin lancée là-dedans, et je vais donc continuer.

Si vous avez des questions, que vous voulez plus de détails sur mon expérience, n'hésitez pas à laisser un commentaire ou à m'écrire : leblogdececile_at_free.fr , je répondrai avec plaisir.

La suite : On prend les mêmes et on recommence.

lundi 8 janvier 2007

Histoire vraie

C'est l'histoire de quelqu'un qui hier a soigneusement recousu un bouton de sa veste qui menaçait de s'arracher complètement. Qui s'est étonné que l'ancien fil ne traverse pas toute l'épaisseur de tissu. Mais qui a traversé avec le nouveau fil. Et qui aujourd'hui a une poche de sa veste qui est moins profonde qu'avant ;-)